Werner Pawlok
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Werner Pawlok – House of Luisa Faxas

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Le photographe allemand Werner Pawlok vous propose un rendez-vous photo à Cuba dans la demeure de la riche famille Faxas.

Le temps d’une photo, l’artiste nous invite à découvrir le destin de Luisa suite à la Révolution cubaine, ainsi qu’à parcourir les souvenirs et les fantômes qui habitent encore sa résidence malgré les effets du temps…

« La mémoire est reine du temps. » Proverbe cubain

Cuba, La Havane. Le photographe Werner Pawlok immortalise l’intérieur de la magistrale demeure de Luisa Faxas. Sol en marbre, plafond orné d’un immense chandelier…l’endroit est pour le moins luxueux ! Mais… seraient-ce des trous dans le toit ? Quant aux murs, ils semblent tomber en lambeaux.

C’est que cinquante ans plus tôt, en 1959, les richissimes Faxas sont séparés contre leur gré. Cette année-là, le président Batista vient d’être renversé, et la révolution cubaine bat son plein. Alors que Luisa est en vacances à Miami avec toute sa famille, son mari décède d’un arrêt cardiaque.

Werner Pawlok

Elle rentre alors seule, en urgence, pour rapatrier le corps à Cuba. Mais lorsqu’elle souhaite retrouver les siens après cette épreuve, les frontières lui sont définitivement fermées ! Avec le temps, les relations entre les deux pays ne font qu’empirer et Luisa doit se résoudre à ne plus quitter l’île.

Ruinée et isolée, la Cubaine reste la seule occupante de l’habitation, bientôt laissée à l’abandon. Elle y séjournera jusqu’à la fin, aidée par quelques proches qui lui tiennent compagnie et lui apportent à manger.

Bien que l’endroit soit désert depuis sa mort en 1999, deux fauteuils au centre de la photo semblent encore attendre Luisa. Et c’est justement ces fantômes d’un ancien Cuba, paradis perdu, que souhaite capturer l’artiste dans sa série au nom explicite : “Cuba expired” (Cuba expiré).

Grâce à ses clichés, Werner Pawlok fait ressurgir des décombres toute une histoire, souvent oubliée. Un passé décadent côtoyant une grande misère, voilà le Cuba que nous dévoile avec poésie son objectif unique.

Où l’on dépoussière les fantômes du passé avec Werner Pawlok.

(c) Artips

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