Mobilisons-nous en faveur de l’acceptation des minorités sexuelles et la lutte contre les discriminations LGBT.

Cette campagne des pouvoirs publics lutte contre la haine et les discriminations anti LGBT+ et vise à diminuer les actes de discrimination et de violence dont sont victimes les personnes LGBT et à favoriser une meilleure acceptation des minorités sexuelles au sein de la société : « Face à l’intolérance, à nous de faire la différence ».

La campagne « Face à l’intolérance, à nous de faire la différence » est née de la redécouverte d’une chanson intitulée « Nous les amoureux », interprétée par Jean-Claude Pascal. Lauréate de l’Eurovision en 1961, le succès de cette chanson est tel qu’elle devient numéro 1 des ventes en France. Bien des années plus tard son interprète confirmera le double-sens de ses paroles.

En effet, ce n’est pas une chanson d’amour comme les autres : c’est un hymne à l’amour réprimé des couples homosexuels. Cinquante ans après sa sortie, la beauté de sa mélodie, de ses paroles et de son histoire est intacte. « Nous les amoureux » s’est imposée pour devenir le thème musical de la campagne de lutte contre les discriminations et toutes formes de LGBT-phobies.

Tout en nuances, le film, qui dure 2 minutes, raconte ainsi l’avancée de la société sur la question des sexualités plurielles et célèbre le quotidien des personnes LGBT intégrées dans une France acceptante. Un hymne à la tolérance et un encouragement à parcourir le chemin restant pour parvenir à l’acceptation totale.

En France, si l’état de santé de la population est plutôt bon, il est aussi marqué par des inégalités dès l’enfance qui se maintiennent le plus souvent tout au long de la vie. Ces inégalités résultent de différents déterminants (économique, sociaux, environnementaux, territoriaux…) qui interagissent et se cumulent. Pour Santé publique France, lutter contre ces inégalités a toujours été un enjeu majeur, et l’est d’autant plus aujourd’hui que l’épidémie de COVID-19 les a creusées. Les discriminations, les stigmatisations, les violences subies font partie de ces déterminants qui ont des répercussions sur la santé. Les enquêtes menées auprès des personnes LGBT, encore très exposées, permettent de mieux comprendre leurs conséquences sur la santé.

Que sait-on aujourd’hui de l’impact des discriminations sur la santé des personnes LGBT ?

Santé publique France dresse un panorama des impacts des discriminations sur la santé à partir d’une synthèse de la littérature complétée par la publication d’un BEH thématique traitant spécifiquement des liens entre discriminations et santé mentale. D’après ces travaux, le constat est sans appel. Malgré les progrès dans la reconnaissance des droits, les attitudes discriminatoires et violentes à l’encontre des personnes LGBT persistent. L’analyse de la littérature montre que les discriminations affectent la santé des personnes qui les subissent de manière globale, avec des répercussions visibles sur la santé mentale, physique et sur leurs comportements de santé.

Depuis les années 80 la lutte pour l’égalité des droits des personnes LGBT a connu des avancées : la dépénalisation de l’homosexualité et le retrait de l’homosexualité des maladies mentales en 1981, la pénalisation des propos haineux et discriminatoires en raison de l’orientation sexuelle en 2004 et de l’identité de genre en 2016, l’ouverture du mariage et de l’adoption aux couples de même sexe en 2013. Si les avancées légales existent, la réalité peut être bien différente et les discriminations et violences à l’encontre des LGBT perdurent.

En 2019, 35 % des personnes LGBT ont fait l’expérience d’au moins une forme de discriminations au cours de leur vie en raison de leur orientation sexuelle ou identité de genre1. Les lesbiennes, les gays et les bisexuel·le s sont 2 à 3 fois plus souvent exposé·e·s à des violences psychologiques, verbales, physiques ou sexuelles que les personnes hétérosexuelles2 ; le phénomène est encore plus fréquent pour les personnes trans.

Le premier lieu de traitements inégalitaires est l’école (lycée, universités) suivi par le milieu du travail pour lequel elles sont bien documentées.

Selon l’Enquête Rapport au Sexe (ERAS) 20194, 28% des homosexuels masculins avaient subi des injures ou des agressions liées à leur orientation sexuelle au cours des douze derniers mois : 20% en avaient été victimes dans un lieu public, 10% sur leur lieu de travail ou d’études et 9% au sein de leur famille. Par ailleurs, la sphère familiale était le théâtre d’actes homophobes pour plus de 14% des répondants de moins de 25 ans.
L’espace public est un lieu d’exposition majeure aux violences notamment pour les femmes. Les expériences de discrimination sont également fréquentes lors de la recherche d’un logement (17% des gays ; 29% des lesbiennes) ou dans le milieu médical (17% des gays ; 20% des lesbiennes). La moitié des personnes transgenres ont, quant à elles, subi des actes transphobes dans l’espace public, un tiers au travail et près de 30% dans la sphère familiale.

Découvrez « Et alors ? », le podcast dans lequel des proches de personnes LGBT (parents, amis, etc.) racontent leur cheminement vers l’acceptation de leur orientation et/ou de leur identité genre. À travers ces témoignages vrais, intimes et sans fard, il est donné à voir l’acceptation et le processus qui y conduit. À l’écoute de ces parcours, les personnes réticentes pourront cheminer à leur tour vers la tolérance et l’acceptation, quel qu’en soit le rythme. Ces témoignages ont également vocation à inspirer chacun sur la manière de concrétiser son soutien envers les personnes LGBT.

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