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La Gay life est ouverte en permanence

Avec InterstellairesMylène Farmer propose un album pop tout en délicatesse.

C’est certainement l’artiste française la plus mystique mais aussi la plus discrète. Mylène Farmer s’est employée depuis de nombreuses années à vivre loin des caméras, choisissant chacun des moments où elle revient dans la lumière. D’une classe jamais contestée, l’artiste prouve qu’elle reste dans le coup et propose un voyage Interstellaires à la hauteur des attentes.

On découvre ainsi ce dixième album studio et ses onze morceaux avec le goût du fruit défendu si cher à l’artiste. Dévoilé officiellement très en amont, le premier extrait « Stolen Car » était initialement chanté par Sting sur l’album « Sacred Love » en 2003. Repris en duo sous la houlette du producteur The Avener, le morceau est une belle surprise. Un petit bijou de pop électro avec la parfaite communion des deux voix.

La co-signature de cet album est confiée à Martin Kierszenbaum, auteur-producteur déjà remarqué derrière Marilyn Manson, Gwen Stefani, Lady Gaga et La Roux. Neuf des onze morceaux.

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« Insondables » dévoilée avant la sortie de l’album est une ballade toute en légèreté. Peut-être parce que c’est la tête dans les étoiles qu’elle l’a composé, sur son lit au printemps dernier, le pied plâtré après une chute accidentelle. Mylène avait glissé sur le pavé parisien. Une grande sérénité se dégage de cette chanson, oubliés les artifices et les maniérismes d’hier, Mylène Farmer fait ce qu’elle sait faire de mieux, elle nous délivre une voix suave et délicate. Tout en douceur.

C’est d’ailleurs la grosse tendance qui se dégage de ce disque, moins d’emphase et plus de naturel. Moins d’arrangements pour laisser la place à une voix, celle d’une chanteuse qui nous rappelle qu’au-delà de ses chorégraphies, de son sourire il y a une grande délicatesse. Moins de dance. Grandes embrassades de la chanson pop. Ceux qui ont aimé « Monkey Me » seront déstabilisés par ce tournant.

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Ce disque est plus direct, et l’on oserait presque cet aphorisme : c’est celui de la maturité. C’est surtout l’album d’une artiste qui n’a plus besoin de se déguiser pour nous livrer des petits moments de félicité.

Seul véritable raté de l’album, la reprise de Cheap Trick, « I Want You To Want Me », qui laisse de marbre,et ce n’est certainement pas avec ce titre que Mylène Farmer pourra séduire outre Atlantique.

Mylène gagne, avec cet album, en luminosité, une évidence au fil des écoutes. Un mélange de tubes instantanés « Interstellaires », « Love Song », « Pas d’Access », « City Of Love » parfois légèrement funk, de chansons dansantes « C’est pas moi » et de moment lacrymal, « Un Jour ou l’autre » à cause de cette voix particulièrement cristalline. Mylène Farmer est radieuse dans ses nouveaux atours.
Elle prouve une fois de plus sont statut d’icône.

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