Les prouesses intellectuelles de nos amies les bêtes

L’intelligence peut être définie comme étant la faculté de compréhension. On peut dire aussi que c’est une aptitude d’un être vivant à s’adapter à des situations nouvelles et à découvrir des solutions aux difficultés qu’il rencontre. 

Mais le dauphin n’est pas le seul à nous étonner par ses capacités cognitives. Écureuils, éléphants, pigeons ou corbeaux, certaines espèces sont ainsi capables de prouesses intellectuelles peu communes, quand d’autres ne sont pas très fut-fut. Petit tour d’horizon de nos petits génies bien souvent inconsidérés :

Le raton laveur

Dans une étude publiée par l’éthologue HB Davis, les ratons laveurs ont pu crocheter des serrures complexes en moins de 10 tentatives et se souvenir de la solution pendant près de trois ans.

L’environnement urbain pourrait avoir contribué à développer leurs capacités cognitives. Les ratons des villes, notamment au Canada, sont plus curieux, plus téméraires, plus intelligents, plus débrouillards que les ratons des champs. C’est ce qu’ont démontré les travaux menés par Suzanne MacDonald, qui a étudié leur capacité à résoudre des problèmes. En clair, face à de nouveaux systèmes de fermeture de poubelles, les spécimens urbains trouvent rapidement un moyen d’ouvrir les conteneurs pour y piocher de la nourriture… Ils sont même parvenus à ouvrir la porte du garage de la chercheuse.

Le corbeau

Il y a 2 600 ans, le Grec Esope racontait la fable d’un corbeau qui, placé devant un récipient trop haut pour qu’il puisse en boire l’eau, avait jeté des pierres à l’intérieur, jusqu’à ce que le niveau d’eau monte suffisamment. Une fable, certes, mais le fait de l’avoir attribuée à un corbeau n’était pas un hasard.

Malins comme des singes ces corvidés (corbeaux, pies, corneilles ..). Une récente expérience britannique filmée par la BBC montre un corbeau de Nouvelle-Calédonie réussir à récupérer de la nourriture en effectuant huit tâches successives dans un ordre donné : “Attraper des cailloux, les empiler dans une boîte pour ouvrir une trappe qui libère un bâton assez long pour attirer la nourriture jusqu’à lui… Il commet quelques erreurs, mais c’est impressionnant !“, avoue Valérie Dufour, chercheuse en éthologie et évolution à Strasbourg. Un raisonnement qui ressemble à celui d’un enfant de 7 à 10 ans. De vrais cerveaux à plumes.

Les fourmis

Chez les fourmis, tout semble se passer comme si chaque colonie se comportait comme un seul et même super-organisme et qu’il existait une force capable de coordonner les activités de plusieurs milliers d’individus. Les fourmis ont une capacité à résoudre collectivement des problèmes, souvent assez complexes, auxquels elles se trouvent confrontées quotidiennement : recherche et sélection de sources de nourriture, construction et agrandissement du nid, partage des tâches et organisation du travail, etc. Par ailleurs les fourmis s’adaptent également très rapidement aux changements qui surviennent dans leur milieu.

Les fourmis d’Argentine, par exemple, peuvent être trouvées partout dans le monde, de l’Europe aux États-Unis, en passant par le Japon. Mais en dépit d’être d’être à des kilpmètres de distance, elles refusent de se battre les unes contre des autres lorsqu’elles sont mises ensemble. Les scientifiques pensent que ces milliards de fourmis appartiennent à la même colonie qui couvre une grande partie de la planète et rivalise avec les plus grands empires de l’histoire humaine. Un seul segment de ce vaste empire des fourmis s’étend sur plus de 5.000 km le long de la côte méditerranéenne.

Les cochons

On savait le cochon malin mais, en prouvant qu’il sait identifier son reflet, des chercheurs de l’Université de Cambridge ont démontré qu’il a conscience de sa propre existence.

Une étude, dirigée par Donald Broom, de l’Université de Cambridge, consistait à confronter nos cochons pendant cinq heures, par groupes de deux, à leur image reflétée dans un miroir. Dans un premier temps, ils ont cru être face à un congénère, l’un d’eux a même chargé son reflet … Mais là où un gorille ou un chat aurait continué à prendre ce reflet pour un intrus, nos cochons ont progressivement fait de petits mouvements, découvrant que c’était bien d’eux qu’il s’agissait. Une prise de conscience qui n’intervient chez l’être humain qu’entre 12 et 18 mois. Un beau gâchis pour un animal considéré pour beaucoup comme une simple pièce de charcuterie.

Le poulpe

Huit tentacules garnis de ventouses, un corps mou et une grosse tête, les pieuvres ont un aspect pour le moins cocasse. Et pourtant… Les pieuvres, et les poulpes en général, sont dotées d’une intelligence fascinante.

D’après les études menées, l’animal serait capable de déduire, de mémoriser et de faire preuve d’apprentissage. Pour cela, il utiliserait notamment la mémoire stockée dans ses nombreux neurones, dont deux-tiers se situent à l’intérieur de ses tentacules.

L’écureuil

Ne dit-on pas “malin comme un écureuil” ? Non. Et pourtant, si la plupart des habitants des forêts ne sont pas très fut-fut, l’écureuil a compris l’intérêt de stocker et de cacher sa nourriture, et même faire semblant de la cacher, pour tromper l’ennemi. Leur mémoire tout à fait ridicule leur permet de se rappeler où sont cachées des milliers de noix, et ce pendant des mois. Brillant Tic, pas mal du tout Tac.

Le rat

Dans la culture chinoise, le rat est vénéré pour sa ruse et ingéniosité. Et il ya une bonne raison pour laquelle ils sont (malheureusement) si couramment utilisés dans les laboratoires. Les rats apprennent vite, très vite, et sont toujours à la recherche de failles et de voies d’évacuation. En même temps, il en faut quand même dans la caboche pour avoir colonisé tous les continents en s’incrustant dans les bateaux.

Le pigeon

Mis à part se lâcher sur nos pares-brise, ce qui est, d’un certain point de vue, étonnament brillant, les pigeons sont capables de reconnaître des centaines d’images après des années, de se reconnaitre dans un miroir et apprendre des séquences de mouvements.

L’éléphant

La croyance populaire prête à l’éléphant une mémoire phénoménale : ce serait négliger sa capacité à nettoyer sa nourriture, à se servir d’outils et à montrer de l’empathie pour ses congénères comme pour les autres bestioles qu’il peut croiser.

Pour être clair, les éléphants ne montrent pas de différences notables avec d’autres mammifères tels que les grands primates, humains compris, ou les cétacés : l’apprentissage discriminant, la coopération, l’empathie, l’utilisation spontanée d’outils, ou la reconnaissance de soi, et la théorie de l’esprit (je sais que tu sais que je sais). Dumbo est étonnant, dommage qu’il porte autant d’ivoire.

Le dauphin

Les dauphins ont déjà démontré des qualités extraordinaires de logique et de déduction. La star du genre, le dauphin femelle Phoenix, possède ainsi un cortex – la zone dédiée au raisonnement dans le cerveau – d’un volume supérieur de 10 % à celui de l’homme. On le sait aussi : les dauphins peuvent effectuer des opérations mentales complexes. L’écholocation en est la parfaite illustration ; une méthode de perception sensorielle qui leur permet de se situer par rapport à leur environnement, de détecter les obstacles et de communiquer à très grande distance. Le cétacé assure ce type de calcul mental à une vitesse inouïe et qui défie largement les capacités humaines en la matière.

Malgré toutes ces preuves d’intelligence, les dauphins sont encore massacrés dans certains endroits du globe ou travestis dans des parcs aquatiques. Les éléphants sont massacrés pour leur ivoire, les rats sont devenus cobayes, les pigeons et corbeaux sont victimes de nos déchets plastiques. Quant aux cochons, ils sont humiliés dans les abattoirs. La honte, n’est-ce pas ?

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