Derrière un physique enchanteur, un look extravagant et une image de bad-boy totalement assumé, un sentiment de mal-être profond peut être dissimulé.

Et loin d’être l’expression d’un narcissisme poussé, danser sur scène, quasiment nu, devant des yeux enamourés et emplis de désirs, est parfois vécu comme un exutoire : l’occasion de s’offrir des moments de répit, d’exprimer une part enfouie de soi.
C’est toute l’histoire de Jason Lesueur. Du haut de ses 25 ans, c’est à coup de tatouages, de piercings et de coloration capillaire que ce bel étalon a choisi d’occulter sa non confiance en soi, sa timidité et son malaise. Flirtant à la fois avec le milieu de la nuit gay et celui des « soirées hétéros », il fait pourtant le bonheur de ces dames et de ces messieurs.

S.O.S mes parents divorcent … Où sont mes enfants ?

Né à Athis-Mons, dans le département de l’Essonne, au cours de l’année 1994, Jason Lesueur est le fruit d’un amour de jeunesse. Sa mère est alors âgée de 17 ans et son père de 18. Très vite, le jeune couple se déchire. Une séparation que le petit garçon âgé de 3 ans à l’époque vivra avec douleur.

Vivant désormais entre les deux, tantôt chez l’un et tantôt chez l’autre, il découvre dans le regard de sa belle-mère, l’affection d’une seconde maman. Et dans les paroles de son beau-père, la violence d’un homme en mal de vivre. Il subira de la part de celui-ci, torture psychologique et rabaissement permanent…

Toutefois, la plus grande tragédie de sa vie reste finalement sa paternité précoce. Puisse qu’à l’âge de 19 ans, à une période où il se délectait déjà frénétiquement de la douce chaleur féminine, il se retrouve du jour au lendemain papa d’une fille et d’un garçon.

Seulement, les choses se passant désormais mal entre lui et ses amantes d’hier, il se voit définitivement exclu de la vie de ces derniers. Une situation qui le conduira au bord du suicide, un cauchemar qui le poursuit encore aujourd’hui. Il se noie dans le travail pour oublier. « Aujourd’hui je refuse de ravoir des enfants … Pour ne plus jamais souffrir et faire souffrir des innocents. » Déclare-t-il.

« Je cherche à m’en sortir, trouver un but à ma vie »

Il y a deux ans, afin de se réconcilier avec un corps qu’il n’appréciait que très peu, Jason commence à fréquenter les salles de sport. Au bout de quelques mois de travail, son entourage prend conscience avant lui du potentiel de son capital physique. Il l’encourage alors à se lancer sur la scène, en tant que stripper. « Pour moi cette idée était complètement folle ! Je trouvais mon corps moche, je n’avais pas confiance en moi et je ne savais pas danser. »

Malgré ses doutes, porté par l’engouement de ses poches, le jeune homme finit par se prêter au jeu. Et une fois sur le dancefloor, c’est la grande révélation : la découverte d’un pan de sa personnalité jusqu’ici insoupçonné. « Le Jason sur scène est plus sûr de lui, il n’a pas froid aux yeux … Aujourd’hui je suis accro à la scène … J’aime me mettre nu devant des femmes mais aussi devant des hommes. »

Depuis lors, Il mène une double vie à la Clark Kent : carrossier le jour et stripper la nuit. Flirtant avec allégresse entre le milieu gay et le milieu hétérosexuelle, il fait le plaisir des amoureux et des amoureuses du monde de la nuit. Sa peur de l’abandon et sa détestation des nuits de solitude l’entrainent à collectionner, à son grand regret, toujours plus des conquêtes féminines. Des aventures au cours desquelles il a l’impression de perdre une partie de lui-même.

Hétéro mais pas que …

« Je suis quelqu’un de déterminé et de motivé, mais aussi perdu dans sa vie personnelle et amoureuse. Je me suis cherché à mes 17 ans. J’ai eu une relation avec un homme mais depuis je n’ai jamais recommencé. Je reste ouvert et peut-être qu’un jour je vais tomber sur un homme qui me fera perdre de nouveau les pédales. Pour le moment, quand je danse je me lâche. J’aguiche les hommes et les femmes … j’adore ça ! »

Aujourd’hui, Jason Lsr ambitionne de réussir sa vie. Il rêve de voyager à travers le monde, accompagné d’une personne qui le comprenne, le suive et le guide, sans jamais le juger.

En attendant, il est très présent dans la communauté LGBT+. Il se produit régulièrement devant des hommes qui ne rêvent que de passer une nuit dans son lit.

Il participe à la gay pride et incarne bien le concept de la gay-friendly.

« La nuit quand je danse je suis heureux. »

Découvrez toute la chaleur, le charisme et la virilité de Jason Lesueur ICI
Facebook : Jason Lsr.

Par André Kane

Que pensez-vous de cet article ?

0
Génial
0
Super
0
J'aime bien
0
Pas certain
0
Bof !

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.