Alors que doit-on retenir de ces nombreuses hypothèses issues du courant psychanalytique ? Lesquelles paraissent encore valides aujourd’hui, soit plus d’un siècle après leur élaboration ? Enfin, l’une de ces théories est-elle suffisante pour expliquer complètement l’orientation homosexuelle ?

Etiologie : les causes des conduites normales et pathologiques

Les causes de l’homosexualité : un bon exemple des querelles stériles habituellement associées aux théories déterminant les origines des fonctionnements humains.

La psychanalyse est l’une des rares approches de la psychologie recherchant une causalité psychologique aux fonctionnements humains.
Sigmund Freud est certainement le premier à tenter de comprendre l’origine de l’homosexualité, notamment avec la notion d’oedipe inversé. Puis d’autres auteurs comme Mélanie Klein ont ensuite proposé d’autres pistes de compréhension… avec plus ou moins de cohérence !

On distingue généralement l’orientation sexuelle du comportement sexuel.

– L’orientation sexuelle correspond aux attirances, c’est à dire des pulsions involontaires et partiellement inconscientes. C’est ce que la psychanalyse appelle le choix (inconscient) d’objet (de désir).
– Tandis que le comportement sexuel est influencé par ces pulsions, mais également par tout un tas de mécanismes de défense psychique inconscients (refoulement, déni, formation réactionnelle, retournement en son contraire, etc.).

Bref, s’il est difficile de déterminer tous les facteurs expliquant l’étiologie de l’orientation homosexuelle, il est évident que le comportement homosexuel sera déterminé par des phénomènes psychologiques (pulsions vs. mécanismes de défense) et sociaux (la désirabilité sociale).

La désirabilité sociale est la tendance des êtres humains à adopter un comportement conforme aux attentes sociales supposées. L’objectif (plus ou moins conscient) étant d’éviter de renvoyer une mauvaise image de soi et de se préserver de la stigmatisation.

Concernant l’homosexualité, la grande mode de ces dernières années se porte sur la recherche d’une causalité biologique (génétique ou hormonale). Une démarche qui serait très intéressante, si elle n’était pas souvent associée à un double travers :

– la tendance à vouloir invalider toutes les autres pistes de compréhension précédentes,
– la récupération partisane des données scientifiques au service d’une idéologie.

Mais c’est également une piste de compréhension importante, qui concerne la plupart des grands thèmes épistémologiques de la psychologie : la question de l’inné (hérédité) et de l’acquis (environnement).

 

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