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Histoire gay – San Francisco

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La fin de journée avec Thibault m’avait assez satisfait. Finalement, ma journée exhib avait pris une drôle de tournure mais pour le mieux.

Quelle belle rencontre pour les vacances. Je suis rentré assez serein en cette fin de journée. Une petite douche, un petit repas sur le pouce préparé et direction la terrasse pour profiter des derniers rayons de soleil.

La piscine était encore bien au soleil, c’était idéal pour se prélasser, nu bien entendu, un petit verre de vin à la main, allongé sur le transat.

Juste nu en profitant, voilà ce qu’il me fallait. Je me remettais sereinement de toutes mes émotions.

Le verre à moitié vidé, j’ai atterri sur mon téléphone, me reconnectant un peu au monde, vérifiant les messages (au cas où) et voyant un peu ce que j’avais raté durant la journée.

Je naviguais de message en message tout en repensant à ma matinée, nu au bord de l’eau, à me faire mater par Thibault. Il m’en a pas fallu plus pour recommencer à être excité et à avoir envie qu’on me regarde !

Et c’est entre deux images de mecs à poil (qui n’ont pas arrangé mon excitation) que je suis tombé sur une photo, plutôt artistique on va dire, d’un mec à genoux, le regard dirigé vers l’objectif, les mains attachées dans le dos.

Il était nu, la queue bien dure, le corps un peu humide, portait un harnais de cuir. J’ai trouvé cette photo complètement magique. Je voulais carrément me retrouver à la place du protagoniste.



Au dessus de la photo, il y avait ce petit texte : Adrien a retrouvé son maître et il a l’air plutôt content. Cette photo (que je me suis empressé d’aimer) provenait d’un compte pro (que je suis allé visiter tout de suite après).

Le compte regorgeait de photographies à tendance érotique, le côté artistique transpirait sur chaque photo qui était plus excitante au fur et à mesure que je les passais. Pour être totalement franc, je me suis imaginé sur environ 85 % des photos du compte.

Je pensais flâner quelques minutes sur ce compte, le prenant juste pour un énième compte diffusant simplement du nu quand je me suis rendu compte qu’entre toutes les trois ou quatre photos, un certain Chris commentait ou postait directement des infos.

Serais-je tombé sur le propriétaire du compte ?

L’occase était trop belle pour ne pas la saisir. Après avoir mis plusieurs likes un peu partout j’ai opté pour dans un premier temps deux réponses à deux photos et quelques minutes après, j’ai pas hésité, je suis passé direct en messagerie privée.

Après tout, on dit bien qui ne tente rien n’a rien. Alors j’ai décidé d’aller le saluer en privé et le féliciter et le remercier pour son compte que je venais de découvrir. Au mieux il était flatté et me répondrait, au pire, mon message sera le centième qu’il devait recevoir et il ne le verrait même pas.

Mais je ne pouvais pas manquer l’occasion quand même. Cette image de soumission m’avait complètement chamboulé. Je n’avais pas manqué de lui dire au passage, il fallait bien que j’en dise un peu plus qu’un simple « merci ».

J’étais tout émoustillé, espérant que mon message arrive quelque part aussi. C’est évidemment après avoir envoyé le message que je me suis dit : « merde c’est sur le net, du coup ? Mec ? Nana ? Majeure ? Et merde ! ».

Me connaissant c’est normal mais c’est vrai que sur le coup, le côté impulsif avait pris les devants comme à chaque fois ! Pendant quelques minutes je me suis trouvé un peu stressé en croisant les doigts quand même pour avoirune réponse qui me rassure.

Et à mon plus grand étonnement, et après un deuxième verre et presque 15 minutes d’attente (ça c’est pour Chris), j’ai aperçu les petits pointillés. J’étais tout simplement impatient. J’avoue, je voulais une réponse « normale » et il a répondu.

J’ai pris quelques minutes et la conversation s’est très vite engagée. Finalement, j’ai fini ma bouteille de vin blanc sans même m’en rendre compte. J’ai rangé mes affaires qui traînaient dehors et je suis rentré pour continuer la discussion sur le canapé.

Cette première « rencontre », bizarrement, s’est passé super bien. Je sais même pas si ça se serait passé pareil dans la vraie vie. Mais là, par téléphone et ordi interposé, ça a collé direct ! De mon côté j’étais un peu interpellé, mais ravi à la fois. J’ai passé du coup avec lui une première soirée très agréable et pleine de petites confidences bien personnelles. Une manière peu commune de faire connaissance avec un homme mais j’ai adoré !



Ça m’a tellement perturbé cette rencontre que du coup, avant d’aller au lit, je me suis rendu compte que j’avais raté trois messages de Thibault qui venait aux nouvelles (enfin qui a essayé de me chauffer mais du coup ça n’a pas marché). Je lui ai renvoyé un message quand même pour m’excuser de mon silence en lui proposant de se revoir dans la semaine.

Je suis parti me coucher, attendant la réponse de Thibault et en envoyant une petite photo coquine à Chris en guise de remerciements pour la soirée. Oui, j’étais encore d’humeur très joueuse en ce début de nuit. Et elle fut étrangement bonne.

Au lever, Chris m’avait déjà répondu. Thibault non. J’ai commencé la journée en discutant avec Chris, on reprenait là où on s’en était arrêté. Thibault lui m’a répondu dans l’après-midi et on a pu convenir d’un petit rendez-vous coquin pour le lendemain après-midi, au même endroit.

J’étais content qu’il ne m’en veuille pas d’avoir tardé à répondre et j’étais content d’avoir un nouveau petit moment sexe avec lui. Du coup j’ai passé la journée plutôt tranquillement entre photos du net, Chris et les photos que je faisais de moi. J’en ai pas oublié pour autant mes envies d’exhib, ce qui m’a amené à aller me poser à poil au bord de l’eau.

La fin des vacances est arrivée plutôt vite mais elle ne me gênait pas. Je rentrais à la maison plein de souvenirs et j’avais de nouveaux projets en tête. Car les mois ont passé et y en a un avec qui j’étais toujours en contact.

On avait largement dépassé plusieurs caps dans les confidences, c’était très étrange mais avec un côté rassurant quand même. On est très vite arrivé à célébrer notre premier anniversaire. On se connaissait de plus en plus. Il avait à cœur de connaître chacun de mes fantasmes. Il a su développer chez moi plusieurs facettes bien cachées, certaines mêmes dont j’ignorais l’existence.

Chris me faisait prendre conscience et surtout m’apprenait à profiter de certaines de mes envies, notamment celles de soumission. Je crois qu’il me comprenait, peut-être était-il passé par là, ou alors il se sentait bien dans le rôle inverse. Enfin quoi qu’il en soit notre complicité avait pris de l’ampleur et j’aimais jouer avec lui.

Plus le temps passait et plus la confiance et la complicité gagnaient du terrain. Petits messages au travail pour titiller la curiosité, petites photos volées prises sur un moment anodin. Je me dévoilais totalement à lui, sans retenue aucune, j’étais presque entièrement dédié à lui quand il me le demandait.

Il aimait me voir nu et je me contentais de le satisfaire dès que je le pouvais. Je m’étais presque complètement abandonné à ses envies tellement elles rejoignaient les miennes… Je crois que c’est comme ça qu’il en est venu à imaginer un cadeau des plus dingues, dans tous les sens du terme.

Car tout au long de nos conversations, fatalement, on en est très vite venus à parler de nos fantasmes et envie diverses et même les plus folles. Il m’avait tellement rendu ivre de soumission et m’avait tellement fait kiffer ça que je lui avait parlé de cette envie, mais comme ça, presque comme une idée en l’air où une envie ultime.



Et un jour il m’a envoyé un message un peu plus « sérieux » que les autres. Il avait pris un ton un peu grave et m’avait demandé s’il pouvait m’appeler. J’ai tout de suite répondu que oui, pensant déjà à un truc grave qu’il allait m’annoncer (oui je suis toujours très optimiste).

  • Salut Tim, comment tu vas ?
  • Bah écoutes, moi bien mais visiblement toi tu as un souci, qu’est ce qu’il se passe ?
  • Non j’ai pas de souci, enfin on peut pas appeler ça comme ça
  • Rien de trop grave quand même ?
  • Non, non, rassures toi je vais bien. Tout va bien. J’ai juste fait une folie et en fait je sais pas comment tu vas prendre ça ?
  • Une folie ? Quel genre ? Et pourquoi je le prendrais mal ?
  • Tu es concerné à moitié c’est pour ça !
  • Oh ! Qu’est ce que tu as fait ? Il va nous arriver des embrouilles ?
  • Non plus rassures toi. J’ai juste craqué et je nous ai fait un cadeau si on peut dire
  • Un cadeau pour « nous » ? Comment c’est possible ? On va faire une garde alternée ? Allez Chris, craches le morceau si j’ose dire, tu en as trop dit là !
  • En fait, tu vas recevoir un mail prochainement avec tous les détails. Le cadeau est pour dans trois mois donc tu as le temps de t’y préparer, et moi aussi. Et puis surtout tu as quelques jours pour refuser.
  • Pourquoi je refuserais un cadeau ?
  • Tu verras, je te dis j’ai craqué, donc ne cries pas et ne m’en veux pas. Je t’envoie tout ça et on se rappelle si tu veux
  • Ok vas y, pas de souci, j’ai hâte de voir ça.
  • Bisous et à toute
  • Bisous mon Chris.

J’ai raccroché en ayant aucune idée de ce qu’il avait pu faire. Même en retraçant tous les souvenirs qu’on avait pu partager, pas moyen d’imaginer un truc dingue qu’il aurait pu acheter, qui me concerne à moitié et qui prenait trois mois à se préparer. Alors j’ai attendu. L’ordi ouvert, la messagerie ouverte, prêt à guetter la notif de mail.

Dix minutes de patience plus tard, le fameux mail est arrivé. J’ai eu du mail ne serait-ce qu’à lire le titre. Je suis resté scotché sur ce titre en me disant « Non, mais non, il a pas pu faire CA ! ».

L’objet du mail : « Paris – San Francisco » ça te tente ?

Pendant plusieurs jours, quand on parlait de nos fantasmes, on avait évoqué la ville de San Francisco. Outre le fait de visiter et de profiter de quelques vacances la-bas, il m’avait amené l’idée de m’y promener nu et de m’exhiber devant tout le monde. Ce soir-là, en discutant là dessus, j’avais fini dans un état d’excitation assez élevé et oui j’avais été plus qu’obligé de me soulager juste avant d’aller au lit. Quelle branle mémorable au passage. Bref, j’ai repris mes esprits et en revenant sur le mail, il m’a rappelé. J’ai décroché :

  • Alors, ça va ? Pas trop énervé ou déboussolé ?
  • Bah énervé pas du tout, mais pour être franc, attends, j’ai juste lu le titre et j’ai littéralement bugué devant. J’ai pas encore tout lu.
  • J’avoue j’ai hésité à mettre un objet bateau pour le mail mais du coup je trouvais celui-là mieux.
  • Mais c’est bien ce que je penses ou bien
  • Non non, en théorie c’est bien ce que tu peux penser. Je nous ai organisé un petit séjour là-bas
  • Tu m’étonnes que tu as craqué, c’est complètement de la folie pure !!
  • Tu vois pourquoi je savais pas si tu allais dire oui ou non
  • Mais jamais j’aurai dit non, c’est juste que là je suis terriblement gêné même si je suis complètement surexcité et flatté aussi, tu es un grand malade tu le sais ?
  • Oui je sais mais bon j’avais envie de marquer le coup et l’occasion s’est présentée
  • On va partir à San Francisco ?
  • Ouais, et juste toi et moi ! On a du temps pour se préparer alors ça va
  • Comment tu veux que j’attende trois mois, je suis déjà fin excité et même au sens littéral si tu vois ce que je veux dire.
  • Je crois que je vois bien et c’est bien, ça veut dire que notre séjour sera encore plus torride que ce qu’on pensait

On a continué à papoter un petit moment et quand on a eu fini, j’ai relu en détail le mail qu’il m’avait envoyé. Tout était prévu. Voyage, billets réservés, Hôtel réservé aussi, il y avait plusieurs cartes et une liste des coins « à ne pas rater ». Je devais avoir les yeux écarquillés quand je lisais le mail. J’ai eu du mal à y croire. Si bien que pendant les premiers jours, je vérifiais chaque matin que j’avais bien reçu le mail et que c’était bien réel.



J’en ai parlé à Chris, ça le faisait rire de me voir douter comme ça.

Les journées au travail ont été d’une lenteur extrême, j’arrivais pas à me concentrer, je parlais à presque plus personne, je regardais les jours passer et défiler, j’avais envie que d’une chose… Partir à San Francisco.

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