Histoire gay : Deux hommes

Franck est le premier à ouvrir les yeux. Il lui faut quelques minutes pour réaliser. Il caresse le sable sous sa main, il regarde droit devant lui et puis, ses pieds sont lapés par une vague qui se propulse un peu trop loin.

Il se redresse d’un bond. Il reste hypnotisé par l’épave du voilier. Que s’est-il passé ? Il s’empresse de réveiller Florian.

— Quoi ? Qu’est-ce que tu veux ? Laisse-moi dormir.

— Ce n’est pas le moment !

Franck bouscule son ami un peu plus fort pour que, de mauvaise grâce, il accepte de garder les yeux ouverts. Quelques minutes plus tard, il est bien réveillé.

— Qu’est-ce qui se passe ?

— Je ne sais pas, je ne me souviens de rien, et toi ?

— Pas grand-chose. De toute évidence, nous étions sur ce bateau. On a dû s’échouer. Le choc devait être fort pour qu’on ait un trou de mémoire.

— Merde, qu’est-ce qu’on fait ?

Les deux amis commencent à marcher. Ils font le tour de l’île rapidement, elle est minuscule.

— Super ! On est les seuls êtres humains sur ce morceau de terre.

— Bon, au moins s’il y a des arbres et de la végétation, ça veut dire que la mer ne recouvre jamais totalement cette île.

— Tu es super rassurant toi, quand même, tu penses tout de suite au pire.

— J’ai faim.

Ils s’approchent d’un cocotier pour le secouer jusqu’à ce qu’une noix tombe. Ils profitent d’un rocher pour fracasser leur déjeuner.

— Ce n’est pas dégoûtant.

— On s’en fout, le plus important est de savoir comment on va se sortir de là !

Ils regardent en direction de l’océan. Le vide, total. Le calme, complet.

— On essaie souvent de s’imaginer ce qu’on ferait si on se retrouvait sur une île déserte.

— Maintenant que c’est la réalité, c’est beaucoup moins drôle.

— Tu crois que quelqu’un va s’apercevoir de notre disparition ?

— Bien sûr ! Par contre, notre mission c’est de survivre jusqu’à ce qu’ils nous retrouvent. Je n’ai pas vraiment confiance dans ceux qui vont se lancer à notre recherche. Ils n’ont pas réussi à retrouver un avion et sa boîte noire, alors deux mecs qui faisaient du voilier.

— Bizarre, je ne me souviens pas avoir eu envie de faire du bateau.

— Moi non plus.

En réalité, il n’y a rien à faire. Ils restent là, assis sur le sable, une bonne partie de l’après-midi. Ils bougent un peu quand même. Le soleil est agréable pendant quelques minutes, mais ensuite on recherche instinctivement de l’ombre.

— Il fait une chaleur à crever.

Ils sont déjà en sous-vêtements. Ils ont retiré le reste dans l’idée de bronzer. Ceci paraît un peu déplacé, puisqu’ils feraient mieux de réfléchir à un moyen de se sortir d’ici, même si pour l’instant il ne semble pas y avoir de recours.

— Tu portes ce boxer depuis quand ?

— Pourquoi ?

— Moi j’ai l’impression de macérer dans le mien.

— Il vaut mieux économiser nos vêtements.

— Tu proposes quoi ?

Franck retire son boxer.

— Bah quoi, on est seuls sur cette île pour l’instant. Tu as honte ? On s’est déjà vu à poil plein de fois.

Florian n’hésite pas face à cette logique. Il se fout aussi à poil. Les deux hommes vont se plonger dans l’océan histoire de se rafraîchir. Ils en ressortent assez rapidement, au moment où ils aperçoivent une première méduse. Ce n’est pas le moment de se faire piquer, ils n’auraient pas de moyen de se soigner. Et puis, ils y pensent tous les deux, il pourrait y avoir des requins.

Ils reviennent s’asseoir à l’ombre des cocotiers. Eux qui sont amis depuis longtemps et qui, quand ils sont ensemble, ne sont en général pas à court de sujets de discussion, ils ne trouvent rien dont ils pourraient parler, là, seuls, isolés, sans moyen de s’enfuir. Franck regarde entre les jambes de son pote.

— Tu bandes ?

— Désolé.

Franck n’est pas choqué, bien au contraire. Il aime ce qu’il voit. Pour être solidaire et parce qu’il ne peut pas faire autrement, il laisse son sexe entrer en érection.

— Explique-moi. On est sur une île déserte. Il ne semble pas y avoir de moyen de s’échapper. Et toi, là, tu bandes !

— Sans doute le fait d’être à poil.

— Tu t’es branlé quand pour la dernière fois ?

— Je ne me souviens même pas du naufrage, alors de ma dernière branle !

— Tu dois avoir les couilles bien pleines si tu t’excites comme ça.

— Sans doute.

— Ne tourne pas autour du pot. Tu ne peux pas fuir cette conversation, Florian. Réponds franchement : tu bandes parce que t’es à poil ou parce que moi je suis nu ?

— Je ne comprends pas.

— Ne me prends pas pour plus con que je ne suis. On est potes depuis des années. Tu ne l’as jamais avoué, mais est-ce que tu penses vraiment que je ne sais pas que tu es homo ?

— Qu’est-ce qui m’a trahi ?

— La façon dont tu regardes ma bite et tu mates mon cul sous les douches, après le sport.

— J’imagine que je n’ai pas besoin de sortir des arguments bidon.

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Assis, face à face, les deux hommes sont aussi nus à l’extérieur qu’à l’intérieur. Plus besoin de se cacher, ils peuvent tout se dire. Ils imaginent sans doute que de toute façon il y a de fortes chances qu’ils ne partent jamais d’ici, donc autant jouer la franchise.

— Tu as souvent bandé en pensant à moi ?

— Oui. Tu es mignon, super bien foutu et tu as une belle queue.

— Tu t’es déjà branlé en pensant à moi ?

— Oui.

Franck commence à se masturber, à la grande surprise de Florian, qui ne peut pas détacher ses yeux de ce spectacle qu’il avait envie de voir depuis tellement longtemps !

— Je ne sais pas non plus quand je me suis vidé pour la dernière fois. Par contre, je sens bien que j’ai les burnes pleines. Je bande. Il faut que je fasse quelque chose.

Florian, évidemment, commence aussi à se masturber.

— Je n’y crois pas. On est sur cette île que depuis quelques heures et on pense déjà au sexe.

— C’est une bonne façon de se distraire et de se détendre.

— Ouais, la branle c’est toujours bon.

Ils s’activent. Ils ne poussent plus que des gémissements. Il n’est plus temps de parler, mais de prendre du plaisir. Chacun jouit sur son torse.

— Putain, excellent.

— Waouh, tu lâches pas mal de jus.

— J’imagine que tu as adoré le spectacle !

— Je fantasmais sur ce moment depuis des siècles…

Ils retournent rapidement dans l’océan pour se laver puis réussissent à décrocher une autre noix de coco.

Franck et Florian s’allongent. Juste pour se reposer. De quoi ? Ils n’ont pas fait beaucoup d’efforts jusque là. Sans doute que la chaleur les endort légèrement. Ils ne pourront quand même pas dormir complètement. Ils doivent trouver un moyen de se faire repérer et puis ils ne voudraient pas louper le bruit d’un avion ou d’un bateau qui serait venu les chercher. Pour faire passer le stress et chasser les idées noires ils utilisent la meilleure des techniques. Leurs sexes sont de nouveau en érection. Cette fois-ci, ils ne vont pas attendre pour s’astiquer.

— Tu te branles souvent, Franck ?

— Régulièrement, oui.

— Tu ne baises pas assez avec ta copine ?

— J’ai des gros besoins, elle moins. J’en profite quand elle va se coucher pour me mettre devant l’ordinateur et me faire du bien en matant des pornos. Et toi ?

— Au moins une branle par jour, devant des pornos ou en cam avec des mecs.

Florian est surpris que son ami parle aussi librement, tout en se masturbant. Ils n’avaient jamais vraiment évoqué de questions en rapport avec le sexe auparavant.

— Je n’ai jamais fait de cam. Tu y es venu comment ?

— Comme tout le monde, je pense. Internet a évolué plus vite dans le domaine de la pornographie qu’ailleurs. Un soir, je cherchais des sites de cul gratuits et je suis tombé sur un chat, avec des mecs qui se montraient devant leur cam.

— Tu as dû prendre ton pied.

— Au début, évidemment, je ne faisais que mater en me branlant, cam éteinte. Et puis il y a un mec qui m’a poussé à me montrer. Je n’ai pas trop osé, donc je suis apparu tout habillé. Évidemment, je suis rapidement devenu accro. Petit à petit, je me suis dévêtu et j’ai finalement montré ma queue en érection. C’était la bonne époque.

— Qu’est-ce que tu veux dire ?

— Aujourd’hui c’est un peu plus dangereux. Il y a des malades qui en profitent pour te filmer et qui ensuite font du chantage. Ils réclament de l’argent ou sinon ils diffusent ce que tu as fait sur toute la toile. Comme c’est assez honteux, c’est un business qui fonctionne.

— C’est dégueulasse.

— Je continue à aller sur ces sites, mais en général je ne montre plus que mon torse et certainement jamais mon visage.

Les deux hommes se masturbent tranquillement tout en continuant à discuter.

— Tu as fait des belles rencontres ?

— Bizarrement, oui. Au fil du temps j’ai eu comme des habitués, des mecs qui venaient me parler tous les soirs. Et on se branlait ensemble, comme on fait là, mais par cams interposées.

— Il faudrait que j’essaie. Ça doit être excitant.

— J’ai appris quelques petits trucs. Comme tout bêtement de s’astiquer de la main gauche.

— Quel intérêt ?

— Ce sont de nouvelles sensations, c’est comme si une autre main te faisait du bien.

Évidemment, Franck essaie tout de suite. Pour simplement confirmer les dires de son ami.

— Pour une vraie comparaison il faudrait qu’une autre main me masturbe.

Franck lâche son sexe. Sans hésiter, Florian le prend en main. C’est la première fois qu’il enserre le sexe chaud et bien épais de son ami. Difficile de savoir lequel des deux hommes est le plus excité par la situation.

— Super, tu peux arrêter. C’est vrai que c’est bon de la main gauche.

Florian est un peu déçu. Il aurait préféré que son ami dise que le meilleur, c’est quand son pote le branle. Ils auraient pu continuer comme ça des heures durant. Mais c’est déjà pas mal que d’avoir pu tenir le sexe de son meilleur ami, il en rêvait depuis tellement longtemps !

Le temps passe vite quand on se détend entre hommes.

— Tu es resté puceau longtemps ? Je veux dire, si tu as eu une longue période de cam, c’est que tu n’avais jamais rien fait. Parce qu’une fois qu’on passe au réel, on ne peut plus se contenter du virtuel.

— Ma première fois, j’avais vingt et un ans.

— Un type rencontré sur ce genre de site ?

— Ouais. On a fini par se donner rendez-vous, chaque soir, pour se raconter des histoires cochonnes tout en se matant en train de se branler. Ensuite on a commencé à s’appeler, pour s’exciter encore plus, pour s’entendre gémir. Et puis on s’est donné un vrai rencard et on s’est bien éclatés.

— Cool, tu vois je ne savais pas tout ça de toi.

— Tu penses à ces questions depuis longtemps ?

— Bah, toi tu connais presque l’ensemble de ma vie sexuelle. Je t’ai toujours tout raconté. Oui, j’avais parfois envie de te poser des questions, sauf que j’ai respecté ta décision de ne pas m’avouer que tu aimais les hommes.

— Ça n’a pas toujours été facile. Plusieurs fois j’ai eu envie de te le dire, je n’ai pas osé, j’avais peur de ta réaction.

— Je pourrais te faire la morale et me vexer du fait que tu n’aies jamais voulu me révéler cette facette de ta personne. Mais bon, on est potes depuis trop longtemps, tu sais que rien ne peut briser ça.

Ils jouissent ensemble, dans un râle de plaisir. Ils ont perdu la notion du temps, pourtant ils ont conscience que cette branle a duré un moment. Et plus c’est long, plus c’est bon.

Après la jouissance, ils ont déjà leur petit rituel. Ils se plongent dans l’océan pour se nettoyer, puis ils se cherchent à manger. Pour l’instant ils se contentent des noix de coco. C’est nouveau, c’est bon, c’est amusant, c’est exotique. Ils finiront quand même par s’en lasser, alors il faut en profiter. Et puis, comme ils n’ont rien à faire, une fois rassasiés et reposés, ils se remettent à bander et partent pour une nouvelle séance de masturbation.

— C’est quoi ta zone la plus érogène ?

— Je crois que ce sont les tétons. J’adore qu’on me les lèche, qu’on me les pince, qu’on me les mordille.

Florian joint le geste à la parole et commence à se pincer les tétons. Prêt à faire de nouvelles expériences, Franck le copie.

— Mouais, c’est bon, mais ça ne me fait pas gémir autant que toi. Tu as l’air de vraiment adorer !

— Et toi, c’est quoi ta zone la plus érogène ?

— J’ai des frissons de plaisir quand on me lèche les aisselles. Ça n’arrive pas très souvent, malheureusement.

— Effectivement, pas très pratique comme zone d’excitation.

— Tu arrives à te sucer la bite ?

— Non, je ne suis pas assez souple, et toi ?

Les deux hommes essaient plusieurs positions pour tenter de mettre leur sexe dans leur propre bouche. Sans y arriver.

— Dans quelques jours on aura perdu de la graisse, on pourra peut-être y arriver.

— Tu n’en as pas beaucoup à perde. Tu es ferme de partout.

— Je n’y ai même pas pensé, il faudra qu’on fasse un peu de sport, pour ne pas gâcher les heures qu’on a passées en salle de musculation !

Ils se sentent bien. Finalement, ils sont heureux. Pendant qu’ils se masturbent, ils ne pensent à rien d’autre. Ils prennent du plaisir et oublient tout le reste.

— Quand tu fantasmes sur moi, tu imagines qu’on fait quoi ?

— Ah ben, on a souvent dormi ensemble. Et, tu n’es pas très pudique. Donc c’est souvent arrivé que je me réveille et que je reste là, le plus silencieux possible, à te regarder, à fixer ton sexe, à avoir envie de le toucher, de le caresser, de le sucer.

— Tu m’as déjà touché pendant mon sommeil ?

— Non.

— Je suis sérieux, Florian. Tu as compris la règle sur cette île : on ne se ment pas.

— J’ai déjà caressé tes couilles.

— D’accord. Ne t’inquiète pas, je ne vais pas faire de scandale. Mon meilleur pote me palpe les couilles, il n’y a rien de grave.

Sans doute que dans d’autres circonstances, Franck ne réagirait pas aussi bien. Par exemple, s’il s’était réveillé pendant que son meilleur ami était en train de lui toucher les parties génitales, il se serait certainement mis en colère. Mais là, ça ne servirait à rien de se battre.

Bien entendu, puisqu’ils en sont déjà à leur troisième branle en peu de temps, celle-ci dure encore plus longtemps que les autres.

— Tu t’es déjà masturbé à côté de moi pendant que je dormais ?

— Oui.

Florian s’étonne lui-même de ses réponses sans équivoque. Il avait toujours cru qu’il ne révèlerait pas ce genre de secret. Sauf que là, étant données les circonstances, il n’a pas envie de cacher quoi que ce soit de la vérité.

— Tu aurais aimé faire quoi à part me caresser la queue ?

— J’aime bien les pornos où un mec profite que son pote est endormi pour lui fourrer la queue en bouche.

— Ce sont des films, dans la vraie vie l’autre se réveillerait. Enfin je crois. Tu as déjà essayé avec moi ?

— Non. C’est bon quand c’est un fantasme, mais dans la réalité c’est autrement plus difficile à assumer. Je n’ose pas imaginer ta réaction si tu t’étais réveillé avec ma queue en bouche.

— Ouais, je pense que tu te serais pris une sacrée raclée.

Ils n’ont jamais été aussi bien. Ils auraient pu prendre cette expérience avec pessimisme, mais en fait ils profitent assez bien du plein potentiel de la situation.

— Dis-moi ce que tu as imaginé d’autre avec moi ?

— Mon plus grand fantasme, c’est que tu me prennes.

— Que je te sodomise ?

— Ouais. Ce serait vraiment génial.

— Ce n’est pas près d’arriver, mec.

— Je sais, c’est pour ça qu’on appelle ce genre de pensée un fantasme. Dis-moi, pour quelle raison tu bandes là ? Tu penses à une fille, à des nichons, à des vagins ?

Franck est étonné par la question. Il n’avait pas réfléchi à cela.

— En fait, non. Je suis juste bien, avec mon pote. Je ne pourrais pas te dire ce qui me rend raide.

— D’accord.

Florian espère que c’est le fait d’être nu avec lui qui excite son ami et qu’il s’en rendra compte. Un objectif qui n’est pas encore tout à fait atteint, puisque Franck arrive à se convaincre que c’est juste pour passer le temps qu’il se branle avec son meilleur pote.

La masturbation continue de plus belle, même si Florian commence à avoir de la peine à poursuivre.

— Tu débandes ?

— Ouais, je crois que ma queue a besoin d’une pause.

— Ou d’être stimulée. Qu’est-ce qui te ferait plaisir ?

— Plein de choses.

— Un truc qu’un pote hétéro pourrait accepter de faire…

— Lève-toi et mets-toi face à moi.

Franck s’exécute.

— Ça t’excite de me voir bander comme ça ?

— Écrase-moi les couilles.

— Quoi ?

— Avec ton pied, presse sur mes testicules.

— Je ne peux pas faire ça.

— Je comprends.

— Non, ce que je veux dire, c’est que je ne veux pas te faire mal.

— J’aime ça, Franck, ça me fait du bien.

Hésitant, mais toujours aussi curieux, Franck pose son pied sur les bourses de son ami.

— Presse.

— Tu es sûr ?

— Oui.

Franck s’exécute.

— C’est trop bon, continue comme ça. Oh oui !

Effectivement, Florian bande de nouveau comme un taureau, peut-être plus qu’avant.

— N’arrête pas, c’est bon.

— Ça ne te fait pas mal ?

— Non, c’est super excitant. Punaise !

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Sans pouvoir se contrôler, Florian vient de jouir. Son ami se tourne sur le côté pour se libérer aussi. Il n’ose pas encore se l’avouer, mais cette scène lui a bien plu. Surtout de dominer son pote durant un jeu sexuel ! Florian aurait aimé que son ami se vide sur lui, il n’est pas encore prêt, il y viendra sans doute.

Plusieurs semaines s’écoulent et finalement, Franck et Florian ne sont pas mécontents de cette petite pause qui leur est imposée dans leur vie. Ils passent leurs journées à trouver à manger, dormir et se masturber. Pour ce qui est de la nourriture, ils ont développé leur propre technique de pêche. Ils arrivent maintenant assez bien à démarrer un feu pour la cuisson. Pour dormir, ils ont construit une petite cabane, qui leur donne l’impression d’avoir un chez-eux. Et puis, de temps en temps, sur cette île, il pleut, donc il faut bien se protéger.

Ils font aussi un peu de sport chaque jour. Ils courent autour de l’île, qui n’est vraiment pas très grande. Ils font des pompes et des abdominaux, juste pour rester en forme.

— On pourrait se laisser aller, il n’y a personne pour nous voir.

— Pas question ! Tu sais que je suis un ancien gros et que j’en ai chié pour réussir à me muscler et atteindre mon poids idéal. Je ne veux pas replonger dans le cercle infernal de la bouffe. Et puis je veux rester séduisant, pour que tu continues à bander en me voyant.

— Merci, c’est sympa. Mais moi, je n’ai du coup pas besoin de garder un corps pour séduire.

— Non, effectivement. Enfin, c’est quand même plus agréable de partager une île avec un mec bien foutu.

Ils s’installent sur le sable pour commencer une nouvelle séance de masturbation. Ils se vident plusieurs fois par jour. Ils ne comptent pas, ils se laissent juste porter par leur envie.

— Dis-moi, Franck, qu’est-ce qui te manque le plus niveau sexe ?

— Le contact avec une femme. Pouvoir lui palper les seins, pouvoir titiller son vagin, avoir la possibilité de la pénétrer et de me défouler en elle. Et toi ?

— Je réponds en premier la même chose que toi. Le contact physique. Sa propre main, c’est bien, mais ça ne peut pas être totalement satisfaisant.

— Et la deuxième chose qui te manque le plus ?

— Me faire pomper. C’est une des meilleures choses dans le sexe, se faire sucer. Nous n’avons toujours pas réussi à le faire nous-mêmes. Il ne manque que quelques centimètres, il faut qu’on y arrive.

— D’après ce que je sais, chez les homos il y a des mecs plutôt actifs et d’autres passifs. Tu es de quel côté toi ?

— Passif. J’adore me faire sodomiser.

— Cool.

Ils apprécient ces instants où ils peuvent discuter librement de sexe tout en s’astiquant face à face. Ils sont complètement accros à la branle. Enfin, ils préfèrent croire que s’ils se vident aussi régulièrement, c’est qu’ils n’ont rien d’autre à faire.

— Tu sais, Florian, je me suis déjà fait sucer par des femmes. Pour moi, ce n’est pas vraiment le côté le plus agréable du sexe. Je préfère nettement la pénétration.

— Peut-être qu’on t’a juste mal pompé. Ce n’est pas forcément évident et les femmes ne sont pas les mieux placées pour le faire. Elles ne savent pas quelles sont les zones du plaisir sur une queue.

— Je ne sais pas si je vais regretter ce que je suis sur le point de te demander. Mais bon, on est seuls, ici, depuis je ne sais pas combien de temps. Nous n’avons vu aucun avion ni aucun bateau. Je voudrais savoir si, enfin, si tu pouvais me sucer.

— Avec plaisir.

Franck s’allonge sur le sable, les mains derrière la nuque, le sexe tendu. Il ferme les yeux pendant que Florian s’approche. Ce dernier donne le meilleur de lui-même. Avec sa langue, il lèche délicatement le gland de son ami qui, déjà à ce stade, commence à gémir. Florian est tendu à l’extrême. Il attendait ça depuis si longtemps qu’il pourrait jouir sans se toucher. Il s’applique à enfoncer délicatement le sexe de son meilleur ami dans sa bouche. Les va-et-vient font un bien fou à Franck, qui se permet d’hurler de plaisir, ce qui est l’avantage d’être sur une île déserte. Bien qu’il se soit déjà vidé plusieurs fois depuis le lever du soleil, il se décharge assez rapidement dans la bouche de Florian, qui refuse de se retirer, qui veut tout avaler.

Les deux hommes s’assoient sur le sable.

— Putain, je n’ai jamais joui comme ça mec.

— Je sais, ça fait du bien, surtout si le type avale.

— Aucune meuf n’a jamais voulu bouffer mon sperme. Elles trouvent ça dégoûtant.

— J’avoue que je le fais rarement. Mais le tien, je n’avais pas envie de le laisser partir.

— Je me demande quel goût ça a.

— Tu n’as jamais essayé de prendre le tien en bouche, juste par curiosité ?

— Non, c’est dégueulasse.

— Je comprends, l’idée peut dégoûter, mais je t’assure que c’est excellent. En puis, c’est plein de protéines, c’est ce qu’il nous faut pour survivre ici.

Quelques heures passent. Le temps pour les testicules des deux hommes de se recharger. En fait, il semblerait que leur anatomie ait fini par comprendre que désormais il y avait plusieurs vidangent chaque jour. Alors, leurs bourses se remplissent beaucoup plus vite, pour se préparer à la prochaine expulsion, qui ne tarde pas à arriver.

— Ce n’est pas juste, Florian, tu m’as donné un plaisir de dingue et toi tu dois te contenter de la main.

— Ce n’est pas grave. Il n’y a pas que celui qui est sucé qui prend son pied. Moi ça m’a beaucoup plus, j’ai adoré m’occuper de ta queue, il n’en faut pas plus.

— Quand même, je veux te rendre ce que tu m’as donné.

— Tu veux me tailler une pipe ?

— Je ne sais pas si je vais y arriver.

Florian s’allonge sur le dos, tendu au maximum. Franck s’approche.

— Décalotte-moi délicatement. Maintenant, sors ta langue et lèche mon gland comme si c’était un cône glacé.

Franck s’exécute.

— Oui, comme ça, c’est trop bon. Ouvre grand la bouche. Descends le long de mon sexe. Maintenant referme, sans les dents, ma queue doit être entre ta langue et ton palais.

Franck réussit parfaitement l’exercice. Aucun faux pas, aucune douleur, il pompe comme un expert. Pendant plusieurs minutes il fait gémir son ami qui le repousse au dernier moment. Franck n’est pas encore prêt à avaler.

— Alors, j’espère que je n’étais pas trop nul.

— Tu plaisantes ? C’était parfait. Il y a un moment que je n’avais pas eu un tel orgasme.

— Super ! Ça m’a fait bizarre quand même.

— C’est normal.

— Avec l’excitation, j’ai osé sucer mon meilleur pote. Je n’en reviens pas. Je n’aurais jamais imaginé que cela puisse se produire un jour.

— Moi non plus !

Maintenant, évidemment, les deux hommes préfèrent se sucer, souvent en 69, que de se masturber, le plaisir est bien plus intense ! Après plusieurs semaines de pratique, Franck finit par avaler le sperme de son pote. La première fois, il le recrache immédiatement, ne supportant pas la texture ni le goût. Sauf qu’il ne veut pas passer pour une chochotte. Si son ami arrive à le faire, il doit pouvoir réussir aussi. Donc, finalement, il prend l’habitude de tout avaler, plus pour ne pas perdre la face que parce qu’il aime ça.

Franck et Florian s’endorment l’un contre l’autre. Comme un vrai petit couple. Ils ont besoin de ce contact charnel, comme tout le monde. Leur petite vie tranquille continue calmement.

— Florian, il faut que je t’avoue quelque chose.

— Si tu me préviens, c’est que c’est grave.

— L’autre nuit, je me suis réveillé pendant que tu dormais encore. J’étais collé contre toi. Mon sexe s’est mis à grossir et je me suis mis à me frotter contre ton petit cul.

Florian bande immédiatement lorsque son meilleur ami lui dit ça.

— Ça te manque de fourrer un trou ?

— Ouais, la branle et la suce c’est trop tranquille. J’ai besoin de me défouler, j’ai besoin de bestialité.

— Tu as déjà sodomisé une meuf ?

— Rarement, mais c’est arrivé. Il n’y en a pas beaucoup qui se laissent faire et encore moins qui apprécient réellement.

— Je vais être cru, mais un trou c’est un trou. Tu sais que mon cul est à dispo si tu en as besoin.

— Je ne suis pas certain de pouvoir et de vouloir franchir cette étape.

— Je ne te forcerai à rien, évidemment, mais tu sais que je suis prêt à n’importe quel moment.

Pour l’instant, ils ont commencé à se branler.

— Toi ça te manque de ne pas avoir une bite dans le cul ? Désolé d’être aussi trash.

— Pas de souci. Oui, ça me manque. Tu ne le vois peut-être pas, mais régulièrement, pendant que tu me suces, je me mets un doigt dans l’anus. Il m’en faudrait plus, évidemment, mais je me contente de ce que j’ai.

Ils ne parlent plus. Ils en ont envie tous les deux. Franck n’a plus réellement de limite. Il a juste un besoin instinctif. Florian se met à quatre pattes.

— Mouille ton gland avec ta salive, je m’occupe de lubrifier mon trou.

Franck entre doucement.

— Ça va ?

— Ouais, continue. Fais des petits va-et-vient, c’est agréable.

Petit à petit, Franck s’enfonce. Il pensait ne pas aimer ça. Il pensait ne pas en être capable. Il a même cru que cette expérience le ferait débander. Rien de tout cela ne se produit, il trouve la position agréable, c’est exactement la sensation qu’il recherchait.

— Défoule-toi, mec, montre-moi que tu es une bête.

Franck ne se fait pas prier et donne toute sa virilité dans cette sodomie. Il pilonne son pote qui crie aussi fort qu’il le peut. Pour une fois il n’a pas besoin de se contenir. Personne ne peut les entendre, ils peuvent se lâcher autant qu’ils le veulent.

— Je vais venir, je dois sortir ?

— Non, libère-toi en moi.

Le cri que Franck pousse au moment de lâcher sa semence fait plaisir à entendre.

En sueur, heureux, les deux hommes s’allongent sur la plage.

— Putain, le pied !

— Merci. J’ai tellement fantasmé ce moment. C’était encore mieux que ce que j’imaginais.

— Ça te fait quoi, à toi ?

— Eh bien, sans vouloir te vexer, si la prochaine fois ça durait un peu plus longtemps ce serait vraiment l’extase. J’étais presque à l’orgasme.

— Tu peux avoir un orgasme par l’anus ?

— Oui, c’est ce qu’il y a de meilleur, tu ne peux pas imaginer.

— On recommence ?

Au centre d’expérimentation, les psychologues observent la scène et peuvent terminer leur rapport.

— Bien, pour les sujets Franck et Florian, il a fallu cinq semaines et treize jours pour qu’ils expérimentent toutes les facettes du sexe entre hommes.

Car il s’agit bien d’une expérience. Ils ne s’en souviennent pas, mais Franck et Florian étaient volontaires pour cette étude, qui reprend l’idée du film The Truman Show. Ils ont accepté de prendre une substance qui leur a fait perdre la mémoire. Ils ont accepté de se laisser enfermer dans un studio qui reproduit à la perfection une île déserte. Ils ont accepté que des psychologues observent leur comportement.

— Où en est-on des sujets Thierry et Mehdi ?

— Ils sont enfermés depuis un mois et rien ne se débloque.

Effectivement, Thierry et Mehdi ont connu le même scénario que les sujets précédents. Ils se sont réveillés sur une île déserte et tout a été fait pour qu’ils croient s’être échoués, sans vraiment se souvenir pourquoi. Ces deux hommes étaient en couple il y a peu. Sauf que Thierry a rompu le pacte de fidélité en allant voir ailleurs. Ils se sont séparés, de la manière la moins douce qui soit.

Depuis qu’ils sont arrivés sur l’île, ils se parlent très peu. Ils sont toujours fâchés l’un contre l’autre. Ils ne s’unissent que pour pêcher et cuir leur nourriture. Eux aussi ont rapidement décidé de vivre totalement nus, ce qui est quand même la façon la plus pratique de rester sur cette île, en attendant d’éventuels secours. Eux aussi ont des besoins physiques, mais ils se masturbent chacun dans leur coin, tournant le dos à l’autre.

Un mois après le début de l’expérience, comme chaque soir, ils se retrouvent au coin du feu, pour déguster la pêche du jour.

— Tu vas me faire la gueule encore longtemps ?

— Je n’ai pas l’intention d’arrêter, en effet.

— Ça va, on peut passer l’éponge. On ne sait pas combien de temps on va rester ici.

— Facile à dire pour toi. Tu imagines à quel point tu m’as fait mal ? Quand je t’ai vu, dans notre lit, avec un autre mec en train de te sodomiser, ma vie s’est écroulée.

— Je t’ai déjà demandé pardon je ne sais pas combien de fois. J’ai été con, je n’aurais jamais dû succomber pour quelques minutes de plaisir. Je comprends que tu ne veuilles plus qu’on forme un couple, mais là, en attendant qu’on vienne nous sauver, on pourrait au moins se parler !

— C’est ce qu’on fait, non ?

— Tu sais très bien ce que je veux dire. C’est crétin de se faire la gueule. Tu reprendras ta bouderie une fois qu’on sera sortie d’ici, mais pour l’instant, on pourrait enterrer la hache de guerre.

Les psychologues notent cette évolution. Ils sont satisfaits que cette situation se débloque, parce que jusque là, l’étude de ce couple n’était pas très intéressante.

— Tu saurais m’expliquer pourquoi tu as eu besoin de te faire sauter par un autre ?

— On était ensemble depuis cinq ans, j’ai eu un moment de faiblesse.

— Ah, parce qu’il y a une date de péremption à la fidélité ? Ton excuse est pourrie. Si tu voulais qu’on baise plus il fallait me le dire.

— Je ne peux pas dire que je n’étais pas satisfait, on baisait régulièrement.

— Alors explique !

— Quand on s’est rencontrés j’avais dix-neuf ans. Les seules relations sexuelles que j’avais eues c’était de sucer et de me faire sucer par mon cousin. Je n’ai jamais connu d’autre mec. Toi tu es un peu plus âgé et tu avais déjà pas mal d’expériences.

— C’est une raison un peu plus honnête.

— Il y a eu ce mec mignon, qui m’a dragué, qui m’a fait du rentre-dedans. Je n’ai pas résisté, j’ai été faible.

— C’était meilleur avec lui ?

— Non, c’était même nul. J’ai éprouvé du plaisir, mais pas autant qu’avec toi.

— Normal, quand on fait l’amour avec celui qu’on aime, c’est toujours mieux.

— Je regrette.

— Tu sais, tu aurais dû venir m’en parler. J’aurais compris.

— Tu aurais fait quoi ?

— Je t’aimais, j’aurais été jusqu’à accepter qu’on fasse un plan à trois pour que tu puisses goûter la queue d’un autre. Je ne suis pas con, je peux comprendre que tu manques d’expérience et que ça te donne envie d’aller voir ailleurs.

La discussion se détend à mesure que les queues de ces deux ex se tendent.

— Il n’y a plus moyen de revenir en arrière.

— Je ne crois pas, tu m’as fait trop mal.

Thierry se lève, Mehdi aussi.

— Tu t’es retenu à l’époque, mais quand tu m’as surpris, t’avais envie de me frapper, c’est ça ?

— Je voulais te démonter la gueule tu veux dire.

— Alors frappe-moi, Mehdi. Je sais que tu es encore en colère et qu’on ne pourra pas avancer tant que tu n’auras pas exprimé toute cette rage qui reste en toi.

— Je n’ai plus envie de te frapper.

— Si, tu le veux. On est là, seuls, sur cette île. Exprime-toi, ai les couilles de te comporter en homme.

— Ne me pousse pas.

— J’ai menti, j’ai adoré la bite de l’autre. Elle était bien épaisse, il a fait le bourrin en moi. J’ai pris mon pied comme jamais.

— Ta gueule !

— Toi tu me faisais l’amour comme font les vieux couples, sagement, sans rage, sans plaisir, machinalement.

— Ferme ta gueule.

— Elle était bonne sa bite. Je n’ai pas résisté parce qu’elle était bien grosse. Je l’ai sucé comme un malade et il me l’a enfoncée dans le cul comme une brute, d’une traite. Enfin je retrouvais le plaisir de me faire sodomiser.

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Un premier coup de poing part.

— C’est tout ce que tu sais faire, Mehdi ? T’as pas les couilles de me frapper plus ?

Un deuxième coup de point, puis un troisième. Les deux hommes se battent là, nus, sur le sable. Ils commencent à transpirer. Leurs corps glissent. Les coups ne sont pas tendres. Mehdi finit par plaquer son ex sur le sable. Il le maintient par les bras et son sexe raide, dur, puissant, entre d’une traite dans cet anus offert.

— C’est ça que tu veux, salope ! Je vais te défoncer comme personne.

— C’est mou, je ne sens rien.

Mehdi se déchaîne. Il pilonne son ex sans ménagement. Il enfonce son sexe par coups violents jusqu’au fond. Il baise cet homme qui ne résiste plus. Tous les deux sont conduits jusqu’à l’orgasme.

Essoufflés, en sueur, ils s’allongent au soleil.

— Putain, tu es vraiment le meilleur, Mehdi. Tu as conscience que j’ai menti, je voulais te provoquer.

— Ça a bien fonctionné. Tu avais raison. Je ne suis pas pour frapper les autres, je suis un pacifique en général, mais ça m’a fait du bien de pouvoir exprimer ma rage.

— Et cette sodomie ! Tu ne m’avais jamais traité de salope, alors que j’adore ça.

— Merde, on est resté cinq ans sans vraiment se parler. J’ai ma part de responsabilité dans ce qui s’est passé, j’aurais dû discuter avec toi, m’occuper de tes envies.

— Ce n’est pas grave, on est tous les deux fautifs. J’aurais aussi pu te parler. En tout cas, tu as raison, il n’y a rien de meilleur que de faire l’amour avec celui qu’on aime. Tu m’aimes encore ?

— Bien sûr ! Sinon, ça ne m’aurait rien fait de te surprendre en train de te faire sauter.

Ils se prennent dans les bras l’un de l’autre et s’embrassent tendrement.

Au centre d’expérimentation, les psychologues complètent leur rapport.

— Je n’apprécie pas ce qui vient de se passer.

— Pourquoi ?

— On ne devrait pas les laisser se battre, ça aurait pu mal finir.

— Nous serions intervenus si la situation avait dégénéré. Mais ça aurait été une erreur de les stopper. Ils ne voulaient pas vraiment se faire mal. C’était une manière de régler leurs comptes une bonne fois pour toutes, d’exprimer par des gestes violents ce qu’ils ressentaient.

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— Bien, il nous reste Claude et Hervé. Où en sont-ils ?

Claude et Hervé sont arrivés dans l’expérience, et donc sur la fausse île déserte, il y a déjà six semaines. Cette fois-ci, ce sont deux hétérosexuels qui se retrouvent perdus au milieu de nulle part. Comme les autres, ils vivent nus, mais ça s’arrête là. Pour la première fois depuis leur arrivée, ils osent se parler en dessous de la ceinture. Pour expliquer le temps qu’il leur a fallu, il faut préciser que Claude et Hervé ne se connaissaient pas avant le début de l’expérience.

— Le sexe ne te manque pas ?

Hervé n’est pas surpris par la question. Il y a un moment qu’il voulait la poser, sans oser.

— Si. J’avoue que je me branle de temps en temps, quand tu fais ta sieste.

— Pareil, j’attends que tu sois endormi pour me soulager.

— Je ne sais pas combien de temps nous allons rester ici. Et si nous ne pouvions plus jamais revoir les nôtres ? Et si je ne pouvais plus jamais prendre mon pied avec ma femme ?

Les deux hommes décrivent mutuellement ce qu’ils préfèrent en matière de relations sexuelles. Pour la première fois, ils se mettent à bander face à face.

— C’est gênant.

— On est entre hommes, ce n’est pas grave. Tu n’as jamais eu d’érection sous les douches collectives ?

— Si, quand j’étais adolescent et que je faisais partie d’une équipe de foot. J’ai connu mes premières masturbations à cette époque. On était plein de sève, on ne pouvait pas se retenir et on n’avait pas honte de se lâcher devant les autres mecs.

— Je me souviens de cette époque et de ce genre d’expérience. Dommage qu’on ne puisse plus s’amuser comme ça quand on devient adulte et sérieux.

— On se maîtrise mieux.

— Tu penses que se branler entre mecs c’est tromper sa femme ?

— Non, je ne crois pas. Je fais toujours partie d’une équipe de foot, mais maintenant je me vois mal me masturber devant les autres. Plus personne n’a réellement d’érection.

Tout en parlant, ils ont commencé à se masturber. Ils retrouvent la saveur de leurs branles de l’époque, lorsqu’ils étaient adolescents, avec leurs camarades tout aussi excités qu’eux. Ils se soulagent, sur le sable, content d’avoir pu partager ce moment. Ils n’ont plus à se cacher, ils peuvent faire ce qu’ils veulent, ils sont libres.

Alors, régulièrement, ils se retrouvent pour évoquer leurs fantasmes et d’autres sujets en dessous de la ceinture. Pour s’exciter, pour passer un bon moment entre hommes.

— Ton fils est déjà grand tu m’as dit. Quand il était petit, tu prenais ton bain avec lui ?

— Oui, régulièrement.

— Est-ce qu’il arrivait qu’il te touche le sexe ?

— Il jouait parfois avec mes testicules.

— Ah d’accord, je voulais savoir si c’était normal. Ça t’arrivait de bander ?

— Oui, j’avoue, mais alors je mettais fin au bain.

— Normal. Ton fils est adolescent maintenant, vous parlez parfois de sexe ?

— Il est en pleine crise, donc il ne parle pas vraiment à son père. Un jour, je l’ai surpris dans sa chambre en train de se masturber. Ils ont de la chance les jeunes de notre époque, il y a beaucoup de pornos disponibles sur Internet.

— Il a eu quelle réaction ?

— Il a essayé de se cacher, en sachant que je pouvais tout voir. Nous n’en n’avons pas encore discuté.

— Qu’est-ce que tu t’es dit ?

— Il a hérité de la bite de son père !

L’expérience se termine. Franck et Florian sont convoqués par les psychologues qui ont mis sur pied cette étude. On leur révèle tout et la mémoire leur revient.

— Ça veut dire que vous avez regardé ?

— Exact.

— Mince, si on avait su… J’imagine que vous vous êtes bien rincé l’œil et que ça vous a filé de bonnes triques.

— On ne peut pas dire le contraire. Sauf que je vous assure que personne ne s’est jamais masturbé en vous regardant. Après, ce que mes collègues faisaient en s’enfermant dans les toilettes, je ne veux pas le savoir.

— Nous avons réussi le test ?

— Il n’y avait pas de critères de réussite ou d’échec. Nous voulions voir comment différents types d’hommes se comportaient s’ils se retrouvaient seuls et libres de faire ce qu’ils voulaient.

— Nous on a fait la totale.

— Effectivement. Vous y êtes arrivés lentement, mais sûrement. Nous pensions bien que cela finirait comme ça.

— Vous saviez qu’un hétérosexuel allait craquer ?

— Oui. Parce que votre ami est homosexuel et qu’instinctivement il vous a poussé à vous lâcher, parce qu’il en avait envie.

Thierry et Mehdi sont convoqués à leur tour.

— Je ne comprends pas que nous ayons accepté cette épreuve.

— À l’époque vous veniez de vous séparer. Au fond de vous, vous vouliez vous réconcilier et je pense que c’est pour cela que vous avez intégré le programme.

— Ce qui a bien fonctionné, puisque nous nous sommes retrouvés comme au premier jour.

— Vous nous avez laissé nous battre ?

— Comme je le disais à ma collègue, nous serions intervenus si vous étiez allé trop loin.

— En tout cas, pour nous, l’expérience est concluante. Merci de nous avoir permis de nous reparler et de nous remettre ensemble. Sans doute que dans la vraie vie nous n’aurions jamais réussi.

Claude et Hervé acceptent aussi avec philosophie la réalité de l’expérience. Ils se souviennent qu’ils ont été volontaires et ne peuvent donc pas en vouloir aux psychologues.

— Pourquoi avez-vous accepté à l’époque ?

— Franchement ? J’avais besoin d’une pause. Ma vie s’est enchaînée très rapidement : un boulot à responsabilités, une femme, des enfants, il me fallait un break.

— Pareil, c’était une occasion de souffler.

— Vous avez mis du temps à accepter de vous masturber l’un en face de l’autre. L’idée ne vous est jamais venue d’aller plus loin ?

— Non, jamais. Je ne voulais pas me faire sucer par un homme.

— Je ne voulais pas faire une fellation à un homme.

— Je ne l’aurais certainement pas sodomisé.

— Je ne me serais pas laissé faire.

— Vous êtes les sujets d’étude desquels nous attendions le plus de résultats. Nous avions extrapolé le comportement des autres mais vous, nous ne savions pas du tout comment vous alliez réagir.

Après cette expérience, bien que Franck se soit mis en couple avec une fille, il vient régulièrement passer une soirée entre hommes avec Florian. Ils se masturbent, ils se sucent, Florian se fait sodomiser. Ils sont plus complices que jamais. Thierry et Mehdi forment à nouveau un couple solide, fait pour durer. Claude et Hervé sont revenus à leur vie d’avant, heureux d’avoir pu faire une pause et redevenir, le temps d’un séjour sur une île déserte, des adolescents accros à la masturbation.

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