L’action de l’homme a entraîné la disparition, en 40 ans, de plus de la moitié des animaux sauvages de la planète : triste constat révélé dans le rapport Planète Vivante 2014 du WWF.

Etat des lieux alarmant d’une Terre surexploitée :

Poissons, oiseaux, mammifères, amphibiens ou reptiles, leur population mondiale aurait diminuée de 52% entre 1970 et 2010. L’Homme fait rarement dans la demi-mesure. Selon ce rapport, nos besoins humains dépasseraient désormais de 50% les réserves naturelles disponibles ; nous consommons plus de ressources naturelles que la planète ne peut en reconstituer, plus de poissons qu’il n’en naît, plus de CO2 émis que les forêts et les océans ne peuvent en absorber.

Le déclin des espèces sauvages vertébrées a été le plus spectaculaire dans les régions tropicales, notamment en Amérique latine. L’indice établi dans le rapport « Living Planet » se base sur 10.380 populations de 3.038 espèces de mammifères, d’oiseaux, de reptiles, d’amphibiens et de poissons. Un déclin plus rapide que ne l’avaient anticipé les précédentes études. La rapport publié en 2012 évoquait un déclin de 28% des espèces sauvages entre 1970 et 2008. Les populations les plus touchées sont les espèces d’eau douce où la disparition atteint 76% entre 1970 et 2010, tandis que les espèces marines et terrestres ont diminué toutes deux de 39%.

Les principales causes de ce déclin ?

Destruction de l’habitat naturel (en raison de l’agriculture, l’urbanisation, déforestation, l’irrigation, les barrages hydroélectriques…), la chasse et la pêche (y compris les prises accidentelles comme pour les tortues marines) et la hausse globale des températures.

Aujourd’hui, et compte tenu du rythme et de l’ampleur du changement, nous ne pouvons désormais plus exclure la possibilité de parvenir à un point de basculement qui pourrait modifier les conditions de vie sur Terre de manière brutale et irréversible, et ce ne sont pas les 9.6 milliards d’habitants prévus pour 2050 qui arrangeront les choses.

Les responsables ? (Parce qu’il faut bien des coupables)

Les pays les plus riches, globalement, dont l’empreinte écologique par habitant est la plus élevée.

En 2010, le Koweït virait en tête, suivi du Qatar, des Émirats arabes unis ou encore des États-Unis : « l’utilisation des ressources et des services écologiques des pays à hauts revenus est cinq fois plus élevée par tête que dans les pays à bas revenus », explique le WWF.

Toujours selon ce rapport, « si tous les habitants du globe avaient la même Empreinte que celle d’un habitant moyen du Qatar, c’est de 4,8 planètes dont nous aurions besoin. Si chacun adoptait le mode de vie d’un Américain moyen, il nous faudrait 3,9 planètes. Pour un habitant de Slovaquie ou de Corée du Sud, le chiffre s’élève respectivement à 2 et 2,5 planètes, tandis qu’en Afrique du Sud et en Argentine, il atteindrait 1,4 et 1,5 planète« .

Découvrez le projet MIDWAY, un puissant voyage visuel qui nous plonge au cœur d’une tragédie environnementale étonnamment symbolique

http://vimeo.com/25563376

Chris Jordan s’est rendu l’une des îles les plus éloignées de notre planète, où des dizaines de milliers de bébés albatros gisent sur le sol, leurs corps remplis de plastique issus de la plaque de déchets du Pacifique. Une vidéo crève coeur qui éveille une fois de plus nos consciences, si tant est qu’il fallait encore nous convaincre.

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